
Gjenc Nikollbibaj
Fondateur
12. Februar 2026
•12 Min. Lesezeit
Teil von Recruiting Daten & Statistiken für Schweizer KMU: Der umfassende Leitfaden | heyFinn
3.1% de chômage, 128.79 au Job Tracker — pourquoi la Suisse manque et dispose en même temps de main-d’œuvre
Le chômage augmente de 13%, mais le KOF Job Tracker atteint un sommet annuel et 78% des entreprises prévoient de recruter. Le marché suisse de l’emploi 2026 face au paradoxe — une analyse des données.
Le marché suisse de l’emploi envoie des signaux contradictoires : le chômage enregistré grimpe à 3.1% — son niveau le plus élevé depuis trois ans, avec 147’200 chômeurs (+13% par rapport à l’année précédente). Parallèlement, le KOF Job Tracker s’élève à 128.79 points (février 2026), le baromètre conjoncturel du KOF se situe à 102.50, au-dessus du seuil de croissance, et pas moins de 78% des entreprises suisses prévoient d’embaucher. Comment expliquer cette contradiction ? La réponse réside dans un marché du travail à deux vitesses : alors que la santé, la construction et l’industrie des machines cherchent désespérément du personnel, l’informatique, la finance et le conseil réduisent leurs effectifs. La baisse de la volonté de changer d’emploi aggrave encore le problème — les travailleurs qui se retrouvent disponibles ne correspondent pas aux postes ouverts. Dans cette analyse, nous montrons à l’aide des données du KOF, de l’OFS, du SECO et de l’UZH pourquoi ce paradoxe n’est pas passager — et ce que les PME doivent faire dès maintenant.
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Créer une annonceLes 8 faits essentiels en un coup d’œil
- Le taux de chômage monte à 3.1% — 147’200 chômeurs enregistrés, +13% sur un an (SECO)
- KOF Job Tracker à 128.79 (fév. 2026) — les offres d’emploi en ligne sont 29% au-dessus du niveau de 2020
- Baromètre conjoncturel KOF à 102.50 — au-dessus du seuil de croissance de 100
- 78% des entreprises suisses prévoient de recruter en 2026 (Michael Page)
- L’indice de pénurie de main-d’œuvre de l’UZH recule pour la deuxième fois consécutive : postes vacants −8%, demandeurs d’emploi +17%
- Climat du secteur de la construction à +39.81 — la valeur sectorielle la plus élevée de loin (KOF BTS)
- L’industrie repasse en territoire positif (+6.13 en janvier 2026) après 12 mois en zone négative
- Santé et soins toujours en crise aiguë : 61% des postes non pourvus en Allemagne, situation similaire en Suisse (DIHK)
Le paradoxe en chiffres : hausse du chômage face à des intentions d’embauche record
Le marché suisse de l’emploi en février 2026 présente un tableau qui semble contradictoire au premier abord : D’un côté — davantage de chômeurs : - Le SECO recense 147’200 chômeurs enregistrés (décembre 2025) - Le taux de chômage s’établit à 3.1% — une hausse de 13% par rapport à l’année précédente - Le KOF prévoit un taux de 3.1% pour 2026, et toujours 3.1% pour 2027 - L’Observatoire du marché de l’emploi de l’UZH enregistre 17% de demandeurs d’emploi en plus qu’un an auparavant De l’autre côté — une activité de recrutement soutenue : - Le KOF Job Tracker se situe à 128.79 (février 2026) — soit 29% d’offres d’emploi en ligne de plus qu’en 2020 - Le baromètre conjoncturel du KOF est à 102.50 — au-dessus du seuil de croissance - 78% des entreprises suisses prévoient d’embaucher en 2026 selon Michael Page - L’indicateur d’emploi du KOF a progressé de 1.1 point au T1 2026, au-dessus de la moyenne à long terme La contradiction se résout lorsqu’on ventile les chiffres par branche. Il n’existe pas un marché de l’emploi — il en existe deux, qui évoluent dans des directions opposées.
Deux vitesses : quelles branches sont en plein essor, lesquelles se contractent
Branches en plein essor (recrutent activement)
- Construction : climat KOF à +39.81 — valeur sectorielle la plus élevée, 42’778 artisans manquent à l’appel
- Santé/Soins : 61% des postes non pourvus (DIHK), personnel soignant au rang 1 de l’indice UZH de pénurie de main-d’œuvre
- Industrie des machines : le climat industriel repasse à +6.13 après 12 mois en territoire négatif
- Services : climat KOF à +5.19, reprise étendue dans le secteur tertiaire
- Commerce de détail : climat à +3.74, demande stable
Branches en contraction (réduisent leurs effectifs)
- IT/Logiciels : recul de 7.6% des postes de développeurs (Indeed CH), l’IA remplace les tâches répétitives
- Finance/Conseil : restructurations dans les grandes banques et cabinets de conseil
- Administration/Back-office : l’automatisation réduit les postes classiques d’employés de commerce
- Médias/Communication : consolidation et pression de la numérisation
- Pharma (sélectif) : délocalisations de la recherche malgré un emploi global stable
Les données du KOF en détail : ce que révèlent les indicateurs avancés
Les données conjoncturelles du KOF brossent un tableau différencié du marché suisse de l’emploi :
| Indicateur | Valeur | Tendance | Interprétation |
|---|---|---|---|
| KOF Job Tracker | 128.79 (fév. 2026) | ↑ de 125.2 (janv.) | 29% d’offres en ligne de plus qu’en 2020 — la dynamique d’embauche s’accélère |
| Baromètre conjoncturel KOF | 102.50 (janv. 2026) | ↓ de 103.6 (déc.) | Au-dessus de 100 = perspectives de croissance positives, mais léger recul |
| Employment Sentiment Index | 92.80 (déc. 2025) | → stable | Sous 100 = les consommateurs évaluent le marché de l’emploi avec prudence |
| Taux de chômage (SECO) | 3.1% (déc. 2025) | ↑ de 2.8% (déc. 2024) | +13% sur un an — niveau le plus élevé depuis 3 ans |
| Indicateur d’emploi | +1.1 point (T1 2026) | ↑ au-dessus de la moyenne | Signale une hausse des intentions d’embauche |
Particulièrement éclairante est l’analyse sectorielle des enquêtes conjoncturelles du KOF (BTS) :
| Secteur | Valeur BTS janv. 2026 | Mois précédent (déc. 2025) | Tendance sur 12 mois |
|---|---|---|---|
| Construction | +39.81 | +38.80 | Constamment au-dessus de +34 — niveau de boom |
| Industrie/Secteur manufacturier | +6.13 | −7.05 | Retournement après 12 mois en zone négative |
| Services | +5.19 | — | Reprise stable |
| Commerce de détail | +3.74 | +2.97 | Progression lente mais régulière |
| Économie globale (baromètre) | 102.50 | 103.58 | Au-dessus du seuil de croissance, en léger recul |
Les données montrent que l’industrie a réussi son retournement en janvier 2026. Après 12 mois en zone négative (jusqu’à −17.94 en août 2025), l’indicateur industriel passe à +6.13 — un signal positif pour les régions industrielles de Suisse. Le secteur de la construction reste le leader incontesté avec +39.81. La suppression de la valeur locative et le boom de la rénovation attendu alimenteront cette demande de manière supplémentaire jusqu’en 2028. L’Employment Sentiment Index (ESI) se situe toutefois à 92.80 (décembre 2025), sous le seuil de 100 — signe que les consommateurs évaluent la situation du marché de l’emploi avec plus de prudence que les entreprises.
La Suisse ne connaît pas une crise de la main-d’œuvre — elle en connaît deux. Dans les soins, la construction et l’industrie, des milliers de postes restent vacants. Dans l’informatique, la finance et l’administration, des milliers de personnes sont libérées. Le paradoxe du marché de l’emploi ne se résoudra pas de lui-même — il faut un recrutement ciblé plutôt que des annonces tous azimuts.
L’indice de pénurie de l’UZH : détente en surface, escalade en profondeur
L’Observatoire du marché de l’emploi de l’UZH suggère à première vue une détente : l’indice de pénurie de main-d’œuvre qualifiée recule pour la deuxième fois consécutive — les postes vacants diminuent de 8%, tandis que le nombre de demandeurs d’emploi augmente de 17%. Mais le chiffre global masque un écart considérable : Branches en pénurie aiguë (indice UZH 2025) : - Personnel soignant, physiothérapie → Rang 1 de toutes les catégories professionnelles - Chefs de chantier, responsables de production (peintres, électrotechniciens) → Rang 2 - Monteurs électriciens, techniciens de service → Rang 4 - Médecins, personnel médical spécialisé → Top 10 Branches en surplus (plus de candidats que de postes) : - Développement logiciel, conseil IT → recul de 7.6% des offres d’emploi - Marketing, communication → les outils d’IA remplacent les tâches répétitives - Administration, employés de commerce → l’automatisation réduit les besoins Pour l’indice de pénurie en Suisse alémanique, le recul atteint −23%, en Suisse romande et italienne −17% — à chaque fois pour la deuxième année consécutive. Sur le plan démographique, cette détente est cependant trompeuse : la génération des baby-boomers part à la retraite, et dès 2027, le potentiel de population active en Suisse devrait diminuer pour la première fois. L’IAB en Allemagne confirme la même tendance : outre-Rhin, le potentiel de population active diminuera pour la première fois en 2026 — un tournant historique. La Suisse suivra avec 1 à 2 ans de décalage.
Conseil pour les PME: 78% des entreprises suisses prévoient de recruter en 2026 — mais les candidats dans les métiers en pénurie ne réagissent pas aux portails d’emploi classiques. Le Social Recruiting atteint les candidats passifs là où ils se trouvent : sur Instagram, Facebook et TikTok.
Que signifie ce paradoxe pour les PME ? Cinq recommandations concrètes
Pour les PME suisses, le marché du travail à deux vitesses signifie : ceux qui recrutent dans le bon secteur ont de meilleures chances que depuis des années — mais uniquement s’ils agissent vite et de manière ciblée. 1. Exploiter activement le vivier de talents des branches en contraction Les spécialistes IT libérés par le secteur du développement logiciel apportent de précieuses compétences en numérisation. Les PME de l’industrie, de la construction ou de la santé peuvent cibler ces profils en reconversion — il n’est pas nécessaire d’exiger des qualifications techniques parfaites. 2. Ne pas attendre les portails d’emploi — miser sur le Social Recruiting Dans les métiers en pénurie (soins, artisanat, industrie), les portails d’emploi classiques ne fonctionnent quasiment plus. Les 42’778 artisans manquants ne consultent pas les annonces sur jobs.ch — mais ils sont actifs sur Instagram et Facebook. Le Social Recruiting atteint les candidats passifs là où ils se trouvent. 3. Faire de la rapidité un avantage concurrentiel Lorsque 78% des entreprises veulent embaucher en même temps, c’est le plus rapide qui gagne. Un processus de candidature qui dure des semaines perd face à des entreprises qui répondent en quelques jours. Des processus de candidature allégés et des retours rapides ne sont pas un luxe — ils déterminent le succès. 4. Tirer parti des différences régionales Le marché de l’emploi à Zurich est radicalement différent de celui de Suisse orientale, de Romandie ou du Tessin. Les PME de cantons comme Genève, Vaud, Neuchâtel ou Fribourg disposent d’atouts spécifiques, et celles situées dans des régions moins concurrentielles peuvent recruter au-delà de leur canton — en misant sur des avantages tels que des horaires flexibles, des trajets plus courts ou des avantages sociaux attractifs. 5. Développer sa marque employeur de manière ciblée — c’est le moment Dans un marché paradoxal, les candidats ne décident pas uniquement en fonction du salaire. La satisfaction des collaborateurs et l’image de l’employeur deviennent des facteurs décisifs. Les PME qui investissent dès maintenant dans le développement de leur marque employeur en récolteront les fruits à long terme — d’autant plus que la pression démographique augmentera dès 2027.
EU AI Act et IA dans le recrutement : la prochaine disruption approche
Dès août 2026, l’EU AI Act classifie les systèmes d’IA utilisés dans le recrutement comme à haut risque. Cela concerne tout outil intervenant dans la sélection du personnel — du tri automatisé de CV à la présélection assistée par l’IA. Les chiffres sur l’utilisation de l’IA dans le recrutement en Suisse (JobCloud 2026) : - 22% des entreprises suisses utilisent déjà l’IA pour rédiger leurs offres d’emploi - 22% supplémentaires prévoient de l’adopter dans les 12 prochains mois - Parallèlement, Gartner prévoit que 50% des entreprises introduiront des évaluations sans IA — pour détecter les candidatures générées par l’IA Ce point est pertinent pour le paradoxe du marché de l’emploi, car la compétence en IA devient elle-même la qualification la plus recherchée. En Allemagne, la demande de compétences en IA a progressé de +138.7% selon Indeed — dans le marketing, les RH et la gestion de projet. La Suisse affiche des tendances similaires. Pour les PME, cela implique : - Les outils de recrutement doivent être transparents et auditables - La présélection assistée par l’IA deviendra la norme — mais les décisions humaines restent obligatoires - Une utilisation judicieuse de l’IA permet de répondre plus rapidement à la pénurie de main-d’œuvre dans les branches en plein essor
Perspectives 2026–2027 : quand le paradoxe se résoudra-t-il ?
Les prévisions du KOF sont claires : le paradoxe ne se résoudra pas de lui-même — il va s’accentuer. À court terme (2026) : - Le taux de chômage restera autour de 3.1% (prévision KOF) - Le Job Tracker devrait se maintenir au-dessus de 125 points — les offres d’emploi ne diminueront pas - Le boom de la rénovation lié à la valeur locative stimulera davantage la demande dans la construction - L’industrie poursuit sa reprise (+6.13 en janvier, tendance haussière) À moyen terme (2027+) : - Le potentiel de population active commencera à diminuer pour la première fois (départs à la retraite des baby-boomers) - Le KOF prévoit une légère détente à 3.08% de chômage d’ici le T4 2027 - La pénurie de main-d’œuvre dans la santé, la construction et la technique va s’aggraver sous l’effet de la démographie - Parallèlement, l’IA continuera de supprimer des emplois de routine dans l’administration, l’IT et le marketing Résultat : l’écart entre les métiers en surplus et ceux en pénurie se creusera, il ne se réduira pas. Ceux qui n’investissent pas dès aujourd’hui dans un recrutement ciblé paieront demain un prix encore plus élevé — que ce soit par des postes non pourvus, des mandats perdus ou le recours coûteux à des agences externes.
Méthodologie et sources
Données primaires — marché du travail suisse : - SECO : 147’200 chômeurs enregistrés, taux de chômage 3.1% (décembre 2025) - KOF Job Tracker : 128.79 (février 2026), ~29% au-dessus de la base de 2020 - Baromètre conjoncturel KOF : 102.50 (janvier 2026) - KOF Employment Sentiment Index (ESI) : 92.80 (décembre 2025) - KOF Business Tendency Surveys : climat sectoriel janvier 2026 — industrie +6.13, construction +39.81, commerce de détail +3.74, services +5.19 - Indicateur d’emploi KOF : +1.1 point au T1 2026, au-dessus de la moyenne à long terme - Prévision de chômage KOF : 3.1% pour 2026, ~3.08% pour le T4 2027 Données primaires — pénurie de main-d’œuvre qualifiée : - Observatoire du marché de l’emploi UZH : indice de pénurie 2025, postes vacants −8%, demandeurs d’emploi +17% - Indice de pénurie UZH — Suisse alémanique : −23% (2e recul consécutif) - Indice de pénurie UZH — Suisse romande et italienne : −17% Sources secondaires : - Michael Page : Switzerland Job Market Outlook 2026 (78% d’intentions d’embauche) - JobCloud : IA dans le recrutement en Suisse 2026 (22% utilisent l’IA, 22% prévoient de l’adopter) - Indeed Hiring Trends Report Allemagne 2026 (analyse sectorielle) - DIHK Fachkräftereport 2025/2026 (36% ne parviennent pas à pourvoir leurs postes) - IAB : le potentiel de population active diminue pour la première fois en 2026 - ifo Beschäftigungsbarometer : 93.4 (janvier 2026) - PersonalRadar : tendances RH 2026
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